Chroniques de la contrée Noire

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Chroniques de la contrée Noire

Message par aomao le Mer 14 Jan - 9:23

Et oui j'ai gardé mes textes, voici donc les 3 derniers jours de la Contrée Noire.
Il me resterait à écrire le dernier jour, mais j'ai pas envie, vraiment pas.

Contrée Noire jour 28
Je ne comptes plus les jours depuis qu'on est arrivé ici... Des la première nuit nous avons bien compris que nous ne serions pas tranquille, des hordes de créatures mi-homme mi-mort s'abattaient avec une violence inouïe les portes de notre village.

Il a bien fallu nous réunir des le lendemain pour trouver une solution. Nous n'avons aucune envie de finir en biscuit apéro pour créatures baveuses !

De cette prise de conscience collective est née un climat de solidarité comme jamais je n'avais vu auparavant. Le sentiment de ne faire qu'un. Se battre pour les autres plus que pour soi même. Cette force qui se dégageait de nous et qui ne nous a pas quitté jusqu'a maintenant est tout bonnement surnaturelle ou tout du moins issu de notre volonté insondable de survie.

D'entrée chacun a pris son poste, certains bricolaient d'ingénieux systemes de défenses, d'autre fournissaient la matière premiere en découpant de vieilles souches pourries, d'autres encore partaient dans la nuit pour toute une journée épuisante de recherches et revenaient avec les bras chargés d'objets d'un autre temps mais tres utiles pour les ingénieurs qui trouvaient toujours comment optimiser les trouvailles pour nous mettre à l'abris des baveux pour la nuit suivante.

C'est quand on a construit notre tour de vigie et qu'on a commencé à comptabiliser le nombre de zombies qu'on a réalisé qu'il en venait plus chaque jour... d'une centaine en quelque jours sont passé à 1000... 2000 ... 3000... 4000 ! Mais comment se reproduisent-ils ???

Nous sentions qu'il fallait tenir, nous pensions qu'un jour il n'en viendrait plus, qu'il finiraient par se lasser de rester bloqué devant notre porte et empalés sur nos pièges.

C'est qu'avec nos sorties, notre calme, notre organisation, nous nous sentons fort ! Plus fort qu'eux ! Pas un seul de nos concitoyen n'a jamais craqué, toujours droit !

Mais là... je reviens de la tour d'observation et je ne sais pas comment ils font, j'ai dénombré environs 4500 baveux ! et j'en aperçoit encore 1000 derriere, ils arriveront probablement demain soir... je ne sais pas si je vais le dire aux autres ils se sont tellement battus pendant tout ce mois que je ne veux leur annoncer la sinistre nouvelle. Nous avons bien ajouté de nouveaux pièges et même si je pense que nous ne nous ferons pas submerger cette nuit, j'ai bien peur que demain soit la dernière.
Mais d'où viennent-ils pourquoi nous harcèlent-ils autant ?

Pour la premiere fois dans cette Contrée Noire j'ai peur... Nous avons tout fait pour repousser l'échéance, nous sommes épuisés à ratisser le désert sans relache, sans repos, avec la soif comme meilleure ennemie, nos bâtisseurs sont exténués, nos artisans hagard et nos ingénieurs ont exploité tout ce qui pouvait se construire. Nous avons même tenté des percées dans leurs rangs en explosant un nombre hallucinant de monstres, mais il en vient toujours plus.
J'ai peur mais je suis fier.
Fier d'avoir sans cesse repoussé la menace, fier de notre détermination et notre instinct de survie exacerbé.
J'ai peur mais je sais que je ne me rendrais pas sans combattre jusqu'a mon dernier souffle, je les attends.

Je dois aller rendre compte de l'attaque de ce soir et de demain aux autres, je ne montrerais pas mon inquiétude, je vais essayer de leur insuffler le même désir de vivre qu'eux même m'ont communiqué et qui sait nous survivrons encore...

La suite un autre jour. et si vous trouvez ça bien, ou si vous me grattez le dos avec un pmv, ou si ange et fanf' font un striptease... ou si Tjall s'inscrit enfin sur le forum.


Dernière édition par aomao le Jeu 15 Jan - 9:08, édité 1 fois
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 14 Jan - 10:54

Je me permets de poster mon texte ici, je pense que ca va bien dans les chroniques.
Si tu préfères avoir ton topic à toi, dis le moi Smile

Journal de bord – Une journée en enfer.
29e jour - 00h38. Si près du but...Argh.... Nooooooooooooooooon!
Toutes ces personnes terrorisées...en proie à de terribles crises de folie... Où suis-je? Encore un cauchemar?

29e jour - 7h00. Je viens de reprendre connaissance. L'alarme annonçant le rassemblement quotidien vient de retentir... et toujours l'angoisse de ne plus voir certains visages, le goût de la détresse au fond de la gorge. Malgré tout, il faudra s'équiper une fois encore et parcourir le désert pour tenter de renforcer des murailles qui d'ici quelques heures ne suffiront sans doute plus.

29e jour - 9h00.Le devin fait grise mine ce matin. Il nous prédit de bien grands tourments pour ce soir. Pourtant nous sommes tous en vie ce matin... Mais la santé mentale de nombre de mes amis semble gravement altérée par la percée des putréfiés de la nuit dernière. Parfois je me demande s'il ne vaudrait pas mieux finir dévoré que fou...

29e jour - 12h. Je prends mon repas dans le désert, en compagnie de ceux qui ont encore l'énergie de se déplacer. Les journées de privations commencent à porter leurs effets néfastes. Ma gourde est presque vide. Il faut pourtant continuer. Une porte pourrait sauver tant de vies!

29e jour – 17h. Je commence à être épuisé. Le désert semble vouloir nous refuser toute aide. A peine de quoi reboucher les trous laissés par l'invasion d'hier soir. Malgré la fatigue, il faudra poursuivre jusqu'à la tombée de la nuit, nous n'avons pas le choix. Résister encore et toujours...Que nous reste-t-il à part l'espoir? La prière pour les croyants?

29e jour – 23h. De retour du désert. Pas d'accident cette fois encore. Une journée passée à trancher des membres putréfiés et à gratter le sable. Si on m'avait dit que je jouerai les archéologues... Les ouvriers ont encore fait un beau travail mais je doute que cela ne suffise...Si seulement...

29e jour – 23h30. Nous nous réunissons tous ensemble autour du feu de camp comme à notre habitude. Les souches pourries brûlent bien... Mais ce soir le coeur n'est pas à la fête... les regards sont mouillés et je dois avouer que je suis également inquiet. Combien de mes amis retrouverai-je en vie? Aurai-je même l'occasion de porter à nouveau le regard sur leur visage? La folie, la mort...le souvenir de ma belle aventure. Au revoir les amis. Dans ce monde ou ailleurs.

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par aomao le Mer 14 Jan - 11:08

Bah non, pas du tout, c'est les chroniques des Contrées Noires peu importe l'auteur.
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par aomao le Jeu 15 Jan - 9:08

oh je vous vois avec vos petits yeux impatients, vous attendez l'histoire de père aomao... ou pas...
Soit, je vous livre le 2nd écrit des chroniques de la contrée.

Contrée Noire, jour 29.

Cette fois je crois que c'est la fin. Je termine le dernier décompte du cadran nord-nord-ouest depuis notre tour de vigie et la terreur me glace le sang. J'ai dénombré pres de 5300 monstres approcher de la ville...
Je crois bien que c'est la fin. Jamais nous arriverons à les repousser tous cette fois...
Ma première réaction c'est de penser à mes compagnons qui se sont saignés jusqu'a épuisement pour nous avoir fait tenir jusque là.
Il faut que j'aille faire mon rapport... Autant hier j'ai eu du mal à leur annoncer la mauvaise nouvelle, autant ce soir... Je préfèrerais être mort hier que de leur annoncer que la plupart d'entre nous si ce n'est tout le monde va périr sous les griffes et les dents de nos féroces ennemis. Quelle tristesse !

Nous avons pourtant tout fait pour les repousser mais ça ne suffira plus. Notre puits est quasiment vide, mes compagnons commencent à afficher des signes d'une folie certaine et pour couronner le tout, ma gorge me fait penser à un sac de ciment tellement j'ai soif ! Si je n'avais pas osé me servir du petit manche vibrant trouvé dans le désert et conseillé par plusieurs de mes amis, je pense que moi aussi j'aurais sombré dans la folie. Il faut garder les idées claires, ne pas flancher au dernier moment. Réflechissons.
L'éolienne de notre tour couplé à notre calculateur à indiqué des tempetes à l'ouest. Notre salut est peut être là bas. Nous avons remarqué que des vents font ressurgir souvent de nouveaux objets. Nous devrions débusquer de nouvelle sources de défenses en cherchant bien.

Je dois aller leur dire que cette nuit... non... je ne leur dirais pas, je vais leur dire que ça devrait passer mais que nous devons absolument monter une expédition vers l'ouest. Un dernier baroud d'honneur en somme. Nous trouverons peut être notre salut dans le désert mais je doute que nous puissions trouver assez pour tous les repousser. Mais je ne veux pas mourir sans regrets. Surtout je dois bien ça à tous mes amis !
Je n'ose à peine les regarder dans les yeux, j'ai bien peur qu'ils n'aient deviné en me regardant le sort qui nous attend cette nuit.

Apres avoir débattu nous nous sommes naturellement décidé de nous ruer dehors pour fouiner, mais j'ai bien vu dans leurs yeux qu'ils devaient tous penser comme moi, que cette journée pourrait bien être la derniere. Malgrés tout pas un seul ne s'est plaint tout le monde est retourné à son poste. Je dois aller me préparer pour la sortie, j'aiguise ma hachette dans mon abris en me demandant combien de créatures j'arriverais à me débarrasser cette nuit avant de tomber. Et je vous garantie que j'ai pas envie de tomber !
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par aomao le Ven 16 Jan - 9:49

Allez devant l'insistance générale je poste le dernier épisode de mes chroniques. Smile

La fin ?

jour 30 0h01

Cette nuit, etait-ce un cauchemard ? Non c'était bien réel...

Les 5000 zombies que j'avais dénombré depuis la tour ont bel et bien attaqué la ville.
Je pensais qu'avec toutes les améliorations de dernière minutes et les bétons que nous avions rapporté à la hate suffiraient à les stopper... Si j'avais su... C'est lorsque j'ai entendu l'immense fracas de la porte principal qui s'écroulait que j'ai compris. Nous sommes foutus !!

Venez je vous attends ! Ma hachette fermement serré dans ma main ma bombe à eau planté dans l'autre, j'attendais sur le côté de la porte de mon abris. Les jointures de mes doigts étaient blanchies, mon coeur battait la chamade, je sentais l'adrénaline affluer dans chaque partie de mon corps, le voila l'ultime combat ! Je vendrais chèrement ma peau !

Je les entends s'approcher... J'entends une cacophonie de grognements, de hurlements, de bruits de lutte, de maisons qui s'écroulent... Je sens qu'il arrivent pres de ma maison, ça tape, ça racle, ça démontelle mes planches !

Un bras putréfié apparait soudain à travers le mur juste à coté de la porte. Avec toute ma détermination et ma rage je découpe le bras de ce monstre maléfique. Des éclats d'échardes volent soudain. la porte vient de céder. Sans calcul aucun je jette à l'aveugle ma bombe à eau qui éclatte. Des sons horrible de friture. je crois que j'ai fait mouche.

Le mur derriere moi lache soudain me prenant au piege. j'essaye de rouler pour me sortir de là et je sens quelquechose qui m'agrippe, me souleve, sous l'effet de surprise j'ai le réflexe de sectionner le membre qui me relevait juste a temps pour tomber nez-à nez avec une bouche grande ouverte puant la charogne. Jurant, hurlant, j'abbat ma lame sur le cou de la créature déjà meurtrie qui voulait me mordre. La tete roule jusqu'a mes pieds, je l'écrase d'un coup de talon.

Et là, je me rend compte que je suis encerclé par une demi-douzaine de putréfiés. Je suis perdu ! Un baroud d'honneur ? Je ne tomberais pas tout seul. Alors que je me jette litéralement sur le zombie qui me fait face en vociférant comme une bête, ma hachette le lacère verticalement alors que je me sens attiré en arriere, ils m'ont attrapé !
C'est là que j'entends un bruit de fureur animal dans mon dos, c'est pépette mon gros chat ! Le combat serait déjà terminé et perdu si elle n'était pas intervenue... Le bras qui m'agrippe me relache, je pars en avant droit sur une autre créature. J'évite ses crocs, le contourne sans savoir trop comment et l'abbat dans le dos. Il en reste encore je dois vite me retourner pour aider pépette... Trop tard, elle s'est battue avec vaillance en tuant 5 baveux mais le dernier zombie survivant la tien par ses griffes. Je vais pour venger ma chatte courageuse en brandissant ma fidele hachette, mais la lame s'est brisée dans le dos du dernier zombie... la poisse !
Jetant mon animal par dessus son épaule, il se jette sur moi, juste à temps, dans un dernier sursaut j'agrippe mon four que je gardais dans ma maison et le lui fracasse sur le sommet du crane ! "POUR PEPETTE ! GROS BAVEUX !"

Plus un bruit...

L'adrénaline commence à quitter mon corps, je me sens trembler, je suis essouflé, je sens du sang couler sur mon visage. Je les ai eu ! ah !
Gisant dans tous les coins de ma maison en ruine, et des restes encore crépitants sur le palier, j'observe d'un oeil morne les corps sans vie de mes assaillants. 15 contre 1 les lâches ! Et si je n'avais pas eu mon défunt chat, je ne serais pas là à les regarder...
Soudain je me mets à penser aux autres, ils auront besoin de moi... je n'ai plus d'arme...
Je traverse le village en courant, mais aucun signe de vie... j'ai peur. je croise le corps déchiqueté de quelques ancien compagnons .
Quelle horreur, quel carnage !
Tous mes amis sont mort !
J'aperçois des têtes sortant de leur maison... D'autres monstres ?? je suis désarmé !
Non, des survivants comme moi. Ainsi je ne suis pas le seul rescapé. me voila rassuré.

Sept. Nous ne sommes plus que sept. je sens que quelquechose en moi m'a changé à jamais.

Soudain, une pensée me traverse l'esprit... Ce soir ils vont revenir ! Rien que d'y penser youpi banane je crois que je deviens fou ! alouette.
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Lun 23 Mar - 19:42

La rencontre.


Purif' rentrait d'une dure journée de labeur à creuser les dunes pour essayer de dénicher quelques trésors exhumés par les fortes bourrasques de la nuit.
Ce qui n'avait longtemps été qu'un simple taudis fait de tôles et de bouts de poutres commençait de plus en plus à prendre la forme d'une ville, certes faite de bric et de broc, mais suffisamment solide pour donner une petite impression de chez soi sécurisé.
Alors qu'il arpentait la rue principale, dans le prolongement de la grande porte, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir une nouvelle bâtisse. Elle était située dans une ruelle étroite qui servait jusqu'alors à entreposer les choses inutiles découvertes lors des sorties quotidiennes: un frigo hors d'usage, des morceaux de grillage, des tôles déformées, des morceaux de poutrelles rouillées... Les citoyens avaient d'ailleurs pris l'habitude de nommer ce passage le Cafard-Naüm du fait de cet empilement de détritus.
Désormais, au-dessus du tas de débris, on pouvait voir clignoter une enseigne au néon qui indiquait « Au Joyeux Bordel ». La lumière intermittente était fournie par un système électrique complexe, utilisant de vieilles piles à moitié déchargées, mais elle apparaissait comme un réconfort dans un trou où la nuit signifiait bien souvent l'assaut de la horde et la mort.

Intrigué, Purif' traina sa grande carcasse déformée par la fatigue jusqu'à l'entrée du bouge. Il fut accueillit par un étrange personnage, dont le pantalon moulait le service trois-pièces et laissait entrevoir de belles dispositions. Celui-ci était en train de fredonner une chanson, une vieille complainte qui parlait de relations charnelles et de grumeaux, avec ce petit refrain lancinant

« Est-ce que le sexe est un délit d'opinion ?
Est-ce que ma pelle était zob de subsitution
La barramine, qui trouve délice à vos mictions
Serait-ce la bite, serait-ce la bite, ou bien l'érection ? ».

Il s'agissait donc du licencieux tenancier de cet endroit de débauche...
L'aventurier se présenta:
« Salut! Mon p'tit nom c'est Purif'. J'ai pas la carrure d'un héros mais je viens de passer ma journée à creuser le désert et j'aimerai un p'tit remontant avec vue sur la plaine si tu vois c'que j'veux dire. J'ai passé ma journée à dézinguer de l'hideux à coup de lance-pile et j'ai besoin d'un peu de repos . 

- Soit le bienvenu dans mon antre, Putride. J'm'appelle Barramine et j'suis un honnête proxénète. Tu trouveras tout ce que tu veux ici. Pousse la porte et tu vas découvrir le jardin des délices. Si t'as un problème, n'hésite pas à contacter mes sévices consommatrices les plus proches, je suis sûr qu'elles sauront répondre à tes demandes.

- J'ai pas l'esprit à bêcher autre chose que le sable ce soir. Mais j'suis pas contre l'idée d'allier plaisir de mon gosier et plaisir des yeux. Donc j'vais aller faire un p'tit tour dans ton bouge et dépenser quelques billets ».

Purif' poussa la lourde porte en métal. A l'intérieur, la pièce grouillait de monde et cette agitation déplaisait un peu à une âme si habituée à la solitude des océans sableux. Des jeunes femmes aux formes voluptueuses se déhanchaient sur le dernier « hit » à la mode, se collant aux aventuriers poussiéreux dans l'espoir d'obtenir quelques pièces ou une nuit bien plus rémunératrice.
Jetant un coup d'oeil aux alentours, l'explorateur observa un immense canapé dans une loge. Au-dessus, une pancarte signalait « Carré VIP réservé aux amis du patron ». Avec un regard amusé, Purif' constata que l'endroit était occupé par quelques uns de ces vieux amis.
Il y avait tout d'abord Glacons, le bourgmestre. Ils s'engueulaient souvent en parlant des orientations politiques de la ville mais c'était un joyeux drille, honnête, et avec lequel il avait partagé d'excellents moments. Il reconnut également Gluman, son partenaire de vice-issitude, qu'on surnommait affectueusement « Eurotunnel ». Ils avaient fait les 400 coups ensemble et pris autant de baffes qu'ils n'avaient posé de mains sur les fesses de jeunes serveuses. Que de souvenirs....

Il remarqua alors la présence d'un grand échalas, avec un Mark II fixé à la ceinture. Sur sa veste trônaient quelques pin's Pan'hihi. Quelle dégaine! Ca sentait le bellâtre à plein nez!
Ayant aperçut son ami, Glacons se leva et vint le saluer.
« Salut Purif'! Qu'est-ce que tu deviens? Moi je sais pas me faire de filles alors je suis venu me réjouir un peu ici.

-Salut Bourgmestre! Tu vois bien, rien n'a changé. J'ai encore passé ma journée à balayer la raie des dunes... Mais dis-moi, c'est qui ce mec qui se prend pour Charles Bronson?

-Ah lui! C'est Morel. Faut pas se fier aux apparences, il a l'air un peu niais au premier abord mais c'est un brave type à ce qu'il paraît. Il croit encore que les décorations font l'homme et il a la gâchette facile mais c'est un bon bougre je pense. »

Après avoir laissé son ami rejoindre ses créatures de rêve, Purif' s'avança jusqu'au bar où il espérait trouver le réconfort dans un bon verre d'alcool. Il commanda un double whisky et tourna la tête en direction de la scène.

Et ce fut comme une apparition. Une fille plantureuse, aux longs cheveux blonds, habillée comme une cow-girl, faisait onduler son lasso tout en faisant rouler sur la barre huileuse installée à cet effet.
Purif' était subjugué. La grâce de ses mouvements, la courbe de ses hanches étaient enivrantes.
Tentant de reprendre ses esprits, il appela Barramine et lui glissa à l'oreille:
« Dis-moi l'aubergiste, cette somptueuse pouliche fait partie de ta main d'oeuvre ou elle est juste là pour mettre l'ambiance?

-Elle s'appelle Ange l'ahuri. Et elle est trop bien pour toi. Elle n'assure pas d'after et je peux te garantir que t'es pas le premier sur la liste à rêver d'elle. Si tu tiens vraiment à décharger ta peine, j'ai d'autres filles qui feront bien l'affaire. La ptite là-bas, la Fanfreluchette, ça t'intéresserait pas? Elle a un diplôme en PMV appliqué, tu vas décoller, je peux te le garantir.

-J'suis pas intéressé. Y a que ton Ange que j'aimerai tenir dans mes bras tannés de soleil. Cette fille elle a des galaxies dans les yeux et une bouche à dévorer le monde. Quand au reste de son corps, c'est un enfer pour lequel je suis prêt à me damner! Mais si tu me dis qu'elle est inaccessible...

-Tu ferais bien de renoncer, nombreux sont ceux qui se sont brûlés les ailes à essayer de s'approcher de son soleil... »

Pourtant, Ange venait d'adresser un discret clin d'oeil à Purif'. Et ce dernier n'entendait pas abdiquer si vite....

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 15:19

La suite de l'aventure plz je veux savoir ce qu'advient avec la jolie stripteaseuse !! What a Face

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 15:39

Elle a trouvé un autre homme pour rêver.
Fin de l'histoire.


Dernière édition par invite le Mer 16 Déc - 15:41, édité 1 fois

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par gluman le Mer 16 Déc - 15:41

affraid

La S----E
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 15:48

Han! le pauvre Purif'

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par gluman le Mer 16 Déc - 15:51

Oh la la ,c'est que tu ne sais pas tout .
Suite à ça Purif s'est jeté de la Tour de Guet et nous n'avons plus jamais entendu parler de lui .

RIP
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 15:54

Purif' n'a eu que ce qu'il méritait Smile

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par gluman le Mer 16 Déc - 15:59

Ouais t'as raison l'inconnu .

On aurai mieux fait de la pendre ce lâcheur What a Face
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 16:00

J'ai besoin de personne pour le faire tu sais Wink

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 19:00

Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort,
quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ?

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par gluman le Mer 16 Déc - 19:36

Y a pas à dire , il est de retour


Dernière édition par gluman le Mer 16 Déc - 22:36, édité 1 fois
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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Mer 16 Déc - 19:56

To be or not to be? That's the question!

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Jeu 17 Déc - 7:25

Mouais, trop connue cette partie du monologue...
Je préfère "Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras."

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Re: Chroniques de la contrée Noire

Message par Invité le Jeu 17 Déc - 15:48

En ces temps de fête...


Partout s'étalait, se répandait, s'ébaudissait, se réjouissait le peuple en vacances. C'était une de ces solennités sur lesquelles, pendant un long temps, comptent les saltimbanques, les faiseurs de tours, les montreurs d'animaux et les boutiquiers ambulants, pour compenser les mauvais temps de l'année.

En ces jours-là il me semble que le peuple oublie tout, la douleur et le travail ; il devient pareil aux enfants. Pour les petits c'est un jour de congé, c'est l'horreur de l'école renvoyée à vingt-quatre heures. Pour les grands c'est un armistice conclu avec les puissances malfaisantes de la vie, un répit dans la contention et la lutte universelles.

L'homme du monde lui-même et l'homme occupé de travaux spirituels échappent difficilement à l'influence de ce jubilé populaire. Ils absorbent, sans le vouloir, leur part de cette atmosphère d'insouciance. Pour moi, je ne manque jamais, en vrai Parisien, de passer la revue de toutes les baraques qui se pavanent à ces époques solennelles.

Elles se faisaient, en vérité, une concurrence formidable : elles piaillaient, beuglaient, hurlaient. C'était un mélange de cris, de détonations de cuivre et d'explosions de fusées. Les queues-rouges et les Jocrisses convulsaient les traits de leurs visages basanés, racornis par le vent, la pluie et le soleil ; ils lançaient avec l'aplomb des comédiens sûrs de leurs effets, des bons mots et des plaisanteries d'un comique solide et lourd comme celui de Molière. Les Hercules, fiers de l'énormité de leurs membres, sans front et sans crâne, comme les orang-outangs, se prélassaient majestueusement sous les maillots lavés la veille pour la circonstance. Les danseuses, belles comme des fées ou des princesses, sautaient et cabriolaient sous le feu des lanternes qui remplissaient leurs jupes d'étincelles.

Tout n'était que lumière, poussière, cris, joie, tumulte ; les uns dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres également joyeux. Les enfants se suspendaient aux jupes de leurs mères pour obtenir quelque bâton de sucre, ou montaient sur les épaules de leurs pères pour mieux voir un escamoteur éblouissant comme un dieu. Et partout circulait, dominant tous les parfums, une odeur de friture qui était comme l'encens de cette fête.

Au bout, à l'extrême bout de la rangée de baraques, comme si, honteux, il s'était exilé lui-même de toutes ces splendeurs, je vis un pauvre saltimbanque, voûté, caduc, adossé contre un des poteaux de sa cahute ; une cahute plus misérable que celle du sauvage le plus abruti, et dont deux bouts de chandelles, coulants et fumants, éclairaient trop bien encore la détresse.

Partout la joie, le gain, la débauche ; partout la certitude du pain pour les lendemains ; partout l'explosion frénétique de la vitalité. Ici la misère absolue, la misère affublée, pour comble d'horreur, de haillons comiques, où la nécessité, bien plus que l'art, avait introduit le contraste. Il ne riait pas, le misérable ! Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas ; il ne chantait aucune chanson, ni gai ni lamentable ; il n'implorait pas. Il était muet et immobile. Il avait renoncé, il avait abdiqué. Sa destinée était faite.

Mais quel regard profond, inoubliable, il promenait sur la foule et les lumières, dont le flot mouvant s'arrêtait à quelques pas de sa répulsive misère ! Je sentis ma gorge serrée par la main terrible de l'hystérie, et il me sembla que mes regards étaient offusqués par ces larmes rebelles qui ne veulent pas tomber.

Que faire ? À quoi bon demander à l'infortuné quelle curiosité, quelle merveille il avait à me montrer dans ces ténèbres puantes, derrière son rideau déchiqueté ? En vérité, je n'osais ; et, dût la raison de ma timidité vous faire rire, j'avouerai que je craignais de l'humilier. Enfin, je venais de me résoudre à déposer en passant quelque argent sur une de ses planches, espérant qu'il devinerait mon intention, quand un grand reflux de peuple, causé par je ne sais quel trouble, m'entraîna loin de lui.

Et, m'en retournant, obsédé par cette vision, je cherchai à analyser ma soudaine douleur, et je me dis : Je viens de voir l'image du vieil homme de lettres qui a survécu à la génération dont il fut le brillant amuseur ; du vieux poëte sans amis, sans famille, sans enfants, dégradé par sa misère et par l'ingratitude publique, et dans la baraque de qui le monde oublieux ne veut plus entrer !

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